Non à la décentralisation des services


de santé scolaire. 

 

Dans une lettre envoyée aux préfets de région le 15 janvier, le premier ministre annonce l'ouverture d'un nouvel acte de décentralisation et un des axes porte entre autres sur la santé en milieu scolaire.

La loi « Pour une École de la confiance » de Blanquer porte l’instruction obligatoire dès 3 ans augmentant de fait le nombre d'élèves à suivre pour les services scolaires de santé. Ainsi, il faudra sûrement recruter des médecins et des infirmier·ères pour répondre à cette obligation et augmenter significativement le nombre de fonctionnaires (en sous-effectif à l’heure actuelle) pouvant traiter l’ensemble des demandes. Et cela le gouvernement libéral en place ne le veut pas.

 

Consultation sur le « métier de professeur du XXIe siècle » :

nouvelle manœuvre dilatoire du ministre

 

La réforme des retraites que tente d’imposer de force le gouvernement aurait pour conséquence une baisse drastique du montant des pensions des personnels de l’Éducation et plus particulièrement des enseignant·es. Les personnels l’ont bien compris et participent massivement à la mobilisation interprofessionnelle contre la réforme depuis le 5 décembre.

Cette réforme de la retraite par points ne fait que nourrir une colère qui se manifeste depuis maintenant de très nombreux mois contre la politique de JM Blanquer qui dégrade les conditions de travail des personnels et d’étude des élèves : mobilisations contre les réformes des lycées et du baccalauréat, contre la loi Blanquer…

 

49.3 : refusons le passage en force inacceptable

 

Au détour d’un conseil des ministres extraordinaire organisé un samedi censé être dédié à la crise du coronavirus, le gouvernement a fait le choix de déclencher l’article 49.3. Face à cette volonté de faire passer en force le projet de réforme Macron, la colère chez les travailleurs et travailleuses est encore montée d’un cran.

 

NON À UNE RÉPONSE AUTORITAIRE ET SÉCURITAIRE

 

Halte à la répression !

Après plus de 3 semaines de contestation et de grève des élèves et des personnels entrainant des perturbations dans des centaines d’établissements, la communauté éducative reste très opposée aux E3C. Pour l’heure, la seule réponse du ministre est autoritaire et sécuritaire : zéro collectif, intimidations, intervention des forces de l’ordre, gardes à vue d’élèves, menaces de sanction contre les personnels. Embarassé, le ministre concède des « aménagements » qui devraient être annoncés le 11 Mars.

Dans les académies qui viennent de partir en vacances, des dizaines de lycées ont reporté les épreuves d’E3C. La CGT Éduc’action refusera toute forme d’intimidation et de violence qui pourrait avoir lieu face à des manifestations de la communauté éducative.

Réforme des retraites et Revalorisations salariales

Ou comment se partager des miettes...

 

La journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 6 février a démontré une nouvelle fois que la mobilisation contre la contre-réforme des retraites s’ancre dans la durée à un niveau exceptionnel.

Le gouvernement est plus que jamais isolé et affaibli alors que son projet est rejeté par la majorité de l’opinion, des syndicats, des partis politiques et des professions. Le début de l’examen du projet de loi en commission à l’Assemblée nationale, comme l’avis lapidaire du Conseil d’État, démontre que ce projet est non seulement une attaque contre les salarié·es de ce pays mais aussi qu’il est bancal, non financé, parcellaire et mensonger. Cela confirme les analyses de la CGT et de l’intersyndicale.

Plus que jamais, les salarié·es en lutte peuvent faire reculer le gouvernement en continuant et en renforçant la mobilisation.

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