Avenir lycéen : toute la lumière doit être faite

 

La CGT Éduc’action est consternée par les révélations sur les liens troubles entre le ministère de l’Éducation nationale et le syndicat « Avenir lycéen ».

Si les faits étaient avérés, il s’agirait rien de moins que de détournements de fonds publics de la part de cette organisation sans que le ministère, pourtant informé, n’y trouve rien à redire ou presque, du moins avant la sortie de l’article de Médiapart.

 

 REVALORISATIONS

Une superposition de mesures inconséquentes

Le ministère a présenté aux organisations syndicales ses arbitrages concernant les revalorisations salariales des personnels de l’Éducation nationale à compter de 2021. Au regard de ces annonces, la CGT Éduc’action pointe l’inconséquence du ministère sur une question pourtant essentielle pour les personnels. De plus, le ministre conditionne une éventuelle loi de programmation pluriannuelle aux conclusions du Grenelle de l’Éducation et au soutien des futures propositions ministérielles par les organisations syndicales. Intolérable. Pour le moment, les revalorisations ne concerneraient que 31% des personnels enseignants, CPE et PsyEN et se limitent seulement à 400 millions pour 2021 puis à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022. Loin, très loin de la révolution annoncée par le ministre...

 

 

Des annonces qui ne sont pas à la hauteur des enjeux !

 

Jean-Michel Blanquer a annoncé, lundi, ses premières décisions pour la revalorisation des enseignantes et enseignants : 400 millions pour 2021 puis à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022;

Si plusieurs échanges ont eu lieu avec les organisations syndicales, il est inexact de parler de négociations salariales.

La plupart des organisations syndicales avaient demandé le dégel de la valeur du point d’indice de la Fonction publique et une négociation sur les grilles de rémunérations.

Continuité pédagogique: où en sommes-nous?

Lorsqu’il dit mi-mars que « tout est prêt pour la continuité pédagogique », notre ministre - outre qu’il ment au vu des dysfonctionnements - ne s’intéresse qu’à l’aspect purement technique. Or, la continuité pédagogique est avant tout une question humaine.

 

 

 

Suite au succès de la grève du 10 novembre, poursuivre la dynamique

 

Nos organisations se félicitent du succès de la grève du 10 novembre, particulièrement dans ce contexte de l’état d’urgence sanitaire et quelques jours à peine après la reprise. L’annonce de la grève avait certes déjà contraint le ministre à des annonces sur les lycées, mais nous sommes encore loin de ce qu’il faudrait pour assurer la sécurité sanitaire des personnels, des élèves et de leurs familles et aucune mesure n’a été présentée pour les écoles et les collèges. L’organisation des demi-groupes, lycée par lycée, et sans moyen supplémentaire, ne doit pas conduire à aggraver les inégalités entre établissements. Les allégements d’effectifs demandés par les équipes éducatives doivent être mis en place sans remettre en cause les obligations statutaires et réglementaires des personnels.