Nous ne renoncerons pas aux libertés démocratiques et syndicales !

Arrêt immédiat de la répression des mobilisations lycéennes !

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, Sud Education, CGT Educ’action, FCPE, UNL, Solidaires lycéens et FIDL condamnent toutes les formes de remise en cause des libertés démocratiques et syndicales. Elles condamnent fermement la répression dont ont été victimes certains lycéens cette semaine, mobilisés sur leurs revendications.

Pourtant, comme des milliers de personnels de l’Education nationale et de parents d’élèves, ces derniers demandent des moyens pour faire face à la crise et de meilleures conditions d’apprentissage.

Au Lycée Colbert à Paris, des policiers ont chargé et frappé des élèves et ont vidé leur gazeuse à bout portant sur certains d’entre eux. La police a verbalisé, au motif de non-respect du confinement, une vingtaine de lycéens. Dans d’autres villes, à Lyon, à Saint-Denis, des élèves ont été placés en garde à vue.

La liberté d’expression que le gouvernement appelle à respecter et défendre doit rester un principe intangible et un droit pour tous. Nous demandons que cette répression contre la mobilisation légitime des lycéens cesse immédiatement. Nous demandons la levée immédiate des sanctions, des gardes à vue et des verbalisations.A Montreuil, le 8 novembre 2020

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Halte à l’acharnement antisyndical à Melle (79) !


Nos quatre collègues du lycée Desfontaines de Melle (79) ont comparu devant leur conseil de discipline du 12 au 16 octobre en raison de leur participation à des rassemblements contre la mise en place des
E3C.

La rectrice de l’académie de Poitiers persiste aujourd’hui dans sa volonté de réprimer nos collègues pour des faits de grève, et a prononcé des sanctions allant du blâme au déplacement d’office.

 

Protocole sanitaire :

pour le ministre, tout va bien et pour les lycées c’est « débrouillez-vous » !

 

 

Le ministre de l’Éducation a annoncé jeudi soir un renforcement du protocole sanitaire au lycée en privilégiant un "accueil en demi-groupes", "par niveau" ou "le travail à distance un ou deux jours par semaine". Face à la mobilisation des collègues et des élèves de nombreux·euses chef·fes d’établissement avaient déjà opté pour cette organisation et le ministre n’avait donc pas d’autre choix.

Oui il est prioritaire de réduire les effectifs par classe comme la CGT Éduc’action le revendique depuis le printemps, mais nous dénonçons cette organisation ministérielle hybride choisie aujourd’hui (50% d’enseignement en présentiel et 50% en distanciel). C’est une charge supplémentaire de travail pour les équipes enseignantes.

 

 

 

Pour une journée revendicative

le 10  novembre !

Entre l’hommage à Samuel Paty escamoté et un protocole sanitaire qui n’a de renforcé que le nom, Jean-Michel Blanquer fait preuve de mépris.

Le protocole soit disant renforcé ne peut en aucun cas garantir la santé des personnels, des élèves et de leur famille.

Depuis 2017, la communauté éducative est méprisée, infantilisée par un ministre idéologue qui méprise la liberté pédagogique et la liberté d’expression des personnels et des élèves.

Trop c’est trop!

La CGT Éduc’action appelle les personnels à se mettre massivement en grève le 10 novembre et à se réunir dans les établissements, écoles et services pour rédiger des cahiers de revendications sur la situation sanitaire et sur « l’École d’après ».

Le ministère doit assurer la sécurité de toutes et tous!

 

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DÈS CETTE RENTRÉE

NE CONFINONS PAS NOS REVENDICATIONS

 

Annulation de l’hommage national à Samuel Paty

Protocole sanitaire inadapté :

un mépris intolérable pour les personnels !

 

Pour la CGT Éduc’action, il est intolérable qu’à deux jours de la rentrée, et après deux semaines de vacances, les personnels et les familles apprennent son annulation précipitée.

D’autres choix étaient possibles, comme le report de la rentrée d’une journée demandée par la CGT Educ’action.

Notre organisation demande à ce que le mépris du gouvernement et du ministère à l’égard des personnels cesse. Il est tout aussi  inadmissible de laisser ouverts les écoles et établissements scolaires sans véritables garanties sanitaires pour les personnels et les élèves accueilli·es.

Les personnels de l’Éducation nationale ne peuvent pas être de simples variables d’ajustement au maintien de l’économie de marché.

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