Collèges et lycées :


pas de reprise sans garanties sanitaires et pédagogiques


L’annonce de la réouverture des établissements du second degré (à partir du 18 mai pour les collèges dans les zones vertes et éventuellement début juin tous les collèges et lycées) a été accueillie avec inquiétude, scepticisme par les personnels que nous représentons. Inquiétude quant aux risques sanitaires que représente le regroupement de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes dans un même lieu ; scepticisme quant à l’intérêt pédagogique d’une reprise tardive dans des conditions très dégradées.

 

La CGT Éduc'action et sa fédération FERC-CGT

ont mis en place des pages spécifiques pour le déconfinement.

A la fois une page d'outils et une plateforme de témoignages.

Mais aussi une Foire Aux Questions régulièrement mise à jour.

 

 La page des outils de la CGT Éduc'action  // La plateforme de témoignages de la FERC

                                

Face aux incohérences du gouvernement et aux pressions hiérarchiques,

les personnels doivent s'organiser collectivement

 

Le Président de la République et le Premier ministre ont annoncé leur volonté d’imposer l’ouverture des écoles à partir du 11 mai, allant ainsi à l’encontre des avis de l’INSERM et du Conseil scientifique qui s’est exprimé le 16 avril, soit trois jours après l’annonce présidentielle.

Considérant que le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles ou les établissements scolaires et que les mesures barrières chez les plus jeunes seront difficiles à appliquer, les autorités sanitaires préconisent la fermeture de ces établissements jusqu’en septembre.

AESH et 11 Mai : Flou total et danger !

 

Alors que la réouverture des Écoles annoncée par le Président Macron suscite incompréhension et craintes, la communication faite aux AESH par l’administration reste des plus floues ou inexistante et varie selon chaque académie voire établissement.

 

Déclaration des organisations syndicales au CTM

Après le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, nos organisations syndicales ne peuvent que constater, à ce jour, que la date d’ouverture de l’École et l’organisation de la reprise sont précipitées.
La reprise scolaire envisagée par le gouvernement repose sur le volontariat des familles ce qui contrevient aux objectifs du système scolaire. Beaucoup d’entre elles d’ailleurs subiront des pressions économiques qui les contraindront à envoyer leurs enfants à l’École.
Les annonces du Premier ministre d’une reprise avec un cadre insuffisamment préparé mettent les personnels en difficulté et insécurité et font peser sur les acteurs locaux une responsabilité qui n’est pas la leur.
Les réalités matérielles existantes (sanitaires, superficie des salles de classe et des locaux…), le nombre d’adultes effectivement présents (enseignants, AESH et ATSEM) et les équipements de protection réellement disponibles font que les conditions sanitaires d’une réouverture des écoles n’ont pas été apportées par le gouvernement pour une reprise à partir du 11 mai.
Notre priorité est d’abord la santé des élèves et des personnels et l’ouverture des écoles doit être conditionnée à des garanties indispensables.
Nos organisations demandent au président de la République et à son gouvernement de renoncer à l’imposer, elles s’opposeront à toutes tentatives de pression sur les personnels.

Paris, le 05 mai 2020

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