"Face à l’autonomie libérale dans l’école : affirmons notre liberté pédagogique !" (Résolution N°1)
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Aujourd’hui donc le sens du mot « autonomie » tel qu’il est utilisé par le ministère, les media… ne correspond plus à celui que nous lui donnons. Voilà pourquoi le texte distingue l’autonomie telle que la pratiquent les libéraux et notre conception de l’autonomie, c'est-à-dire la liberté pédagogique s’exerçant dans un cadre national avec des règles communes.
Ce texte est transversal : il s’applique à toute l’école et renvoie donc à nos repères et résolutions de congrès, notamment celle sur l’Ecole adoptée à Saint Jean de Monts en 2008. Si la partie sur le 1er degré, est plus courte c’est aussi parce que l’autonomie libérale actuelle, que connaît massivement le second degré ne s’est pas encore vraiment attaqué de front au 1er degré, même si les projets commencent à s’amonceler (EPEP, écoles du socle commun).
Dans ce texte, il n’y a pas d’équilibre véritable entre « dénonciations » et « propositions » et cela au « bénéfice » des premières citées. Il ne s’agit pas de dire « il ne faut rien changer » mais les échanges qui ont eu lieu dans le groupe de travail montrent que ce qui existait avant (en gros des années 70 aux années 80) permettait à la liberté pédagogique de s’exercer, même si le modèle pouvait être amélioré : l’existant était convenable pourrait-on dire. Du coup, dénoncer les abus libéraux qui ont eu lieu depuis revient donc à revendiquer une école où, dans un cadre national et sans déroger aux règles communes, on peut aussi tenir compte des spécificités. Comme le modèle n’était pas parfait, il y a des propositions à faire pour que le fonctionnement puisse être amélioré, notamment dans le cadre démocratique. C’est l’objet de la fin du texte. Une partie spécifique a été ajoutée sur la jeunesse, elle vient directement du projet de repères lycées.
Cette résolution a été adoptée à l’unanimité lors de notre Commission Exécutive Nationale des 27 et 28 janvier 2011.
