Revalorisation : le ministre doit revoir sa copie

 

Le ministère a présenté aux organisations syndicales ses derniers scénarii de revalorisation pour les personnels pour l’année 2021.

Le ministère a fait le choix de privilégier l’indemnitaire comme unique moyen de revalorisation des personnels.

Au vu des annonces salariales, la CGT Éduc’action ne peut que pointer l’inconséquence du ministère sur une question pourtant essentielle pour les personnels.

 

 

Organisation du Baccalauréat :

la CGT Éduc’action dénonce le calendrier du bac 2021 !

 

Mardi 6 octobre, les organisations syndicales ont été reçues par le ministère pour une « concertation » sur le calendrier et l’organisation du nouveau baccalauréat. Outre que cette réunion intervient une semaine après la publication du calendrier 2021 – au cours d’un entretien au Figaro – elle laisse beaucoup de questions en suspens et certaines réponses sont loin d’être satisfaisantes.

Les conditions d’examen restent les mêmes que précédemment (deux surveillant·es par salle etc.) et la rémunération des examinateurs et examinatrices identique.

 

 

Direction d’école :

des discussions qui s’éternisent et aucune avancée.

 

Il y a un an, la disparition tragique de notre collègue Christine Renon soulignait les difficiles conditions de travail des directeur·trices d’école et leur isolement. C’est dans ce contexte que le ministère a relancé une série de réunions pour évoquer la question de la direction d’école. C’était il y a un an et cela faisait suite à de nombreuses autres rencontres antérieures sur la même question.

Un an après, alors que la charge de travail des directeur·trices s’est amplifiée avec la nécessité de gérer la crise sanitaire, aucune mesure concrète et immédiate n’a été avancée par le ministère pour améliorer les conditions de travail des personnels. À ce jour, l’administration a consentie à un moratoire sur certaines enquêtes et a instauré une indemnité exceptionnelle de rentrée de 450€ pour les directeur·trices en postes au 1er septembre 2020… Faibles mesures au regard de l’urgence et des attentes des personnels.

 

  

RENTRÉE 2020 :

Toute la communauté éducative manque de personnels

et de moyens

 

Cette rentrée scolaire ne ressemble à aucune autre. L’épidémie de la COVID 19 démontre que l’état du bâti scolaire n’est pas à la hauteur des enjeux. La crise met en exergue le manque criant de personnels pour accueillir, accompagner et permettre la réussite de toutes et tous.

Aujourd’hui le protocole sanitaire défini pour la rentrée scolaire est quasiment vide, tout juste agrémenté de «recommandations». Celles-ci dépendent de la circulation du virus, et ne sont pas contraignantes. Par contre, elles nécessitent plus d’encadrement et de locaux sans les moyens budgétaires nécessaires. Pour passer une année et prévoir les différentes configurations, il faut revoir la constitution des classes et repenser l’organisation de l’établissement. 

 

La FAQ sur l’organisation des PFMP : Blanquer continue ses attaques contre la voie professionnelle !

 

En ce début d’année, avec la crise sanitaire et économique, les remontées du terrain sont sans équivoque sur les difficultés des équipes pédagogiques à trouver pour l’ensemble de leurs élèves des lieux de Période de Formation en Milieu Professionnel. Certaines filières professionnelles, comme celle de l’accompagnement, des soins et des services à la personne, du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, de l’aéronautique… sont particulièrement touchées. Beaucoup de lycéen·nes ne pourront effectuer leurs stages. Le ministère répond à cette situation par une FAQ qui postule qu’il faut absolument que les PFMP se fassent.

Les solutions proposées sont soit irréalisables, par exemple, le télétravail avec convention spécifique, soit désorganisent les établissements et la formation, comme le départ en groupe ou individuellement au fil de l’eau toute l’année. Certaines sont ubuesques dans la situation sanitaire actuelle, telle l’échange de groupe entre établissements pour des mises en situation similaire à l’entreprise.