Périodes de formation en milieu professionnelle :

des propositions irréalisables

 

La crise sanitaire a déjà très fortement perturbé le parcours des élèves de la voie professionnelle. L’impossibilité de télé enseigner les gestes professionnels habituellement dispensés en atelier a entrainé une déqualification des élèves.  La crise économique et le regain de la propagation du virus posent en cette rentrée de réelles difficultés pour l’organisation des PFMP. Dans ce contexte difficile, le ministère vient de diffuser en catimini une foire aux questions (FAQ) dédiée à l’organisation des PFMP. Les aménagements proposés, prétendant pallier les difficultés induites par le contexte sanitaire et économique dégradé, sont inacceptables.  D’une part ils contreviennent aux textes réglementaires qui régissent l’organisation des PFMP et, d’autre part, la « souplesse » proposée, comme le départ des élèves « au fil de l’eau » ou le brassage de groupe d’élèves dans des classes ou établissements différents, sont des éléments de dérégulation qui mettraient en danger la santé des élèves et des personnels et qui aggraveraient leurs conditions de travail.

 

 

 

Pour la CGT Éduc’action, l’École est faite pour rassembler,

pas pour stigmatiser ou diviser.

 

Alors que le président Macron annonçait préparer des mesures depuis de très nombreux mois sur la question de la laïcité et des « séparatismes », la CGT Éduc’action a été surprise de constater que la seule véritable mesure d’application immédiate présidentielle n’impliquait que l’École.

Si nous reconnaissons que l’École a une place majeure dans la construction d’une société laïque et est source d’émancipation individuelle et collective, nous ne partageons pas l’idée selon laquelle elle aurait à porter à la fois tous les maux de notre société.

 

Protocole sanitaire à l’École

Essayons d’y voir plus clair.

  

Les modifications incessantes des consignes sanitaires ministérielles s’apparentent à un véritable « plan de continuité en débrouillantiel » obligeant les personnels à gérer seuls des consignes incohérentes.

Aujourd’hui, le protocole sanitaire est une simple liste de recommandations appliquées localement selon les autorités académiques, sans prise en compte de la circulation du virus.

 

 

 

Indemnité ZEP en lycée, la mesquinerie de

ce gouvernement n’a pas de limite

 

Les personnels de lycées anciennement classés éducation prioritaire ont vu, avec surprise pour la majorité, leur fiche de paie de septembre amputée de l’indemnité de sujétion spéciale ZEP.

Pour mémoire, la réforme de l’éducation prioritaire de 2014 avait exclu les lycées de la carte de l’éducation prioritaire sous prétexte que la scolarité obligatoire s’arrêtait à 16 ans. Un dispositif transitoire, prorogé grâce aux mobilisations des personnels, avait maintenu le versement intégral de l’indemnité jusqu’à la rentrée 2020.

Le sexisme n’a sa place ni dans les établissements scolaires,
ni dans les universités, ni ailleurs

 Les injonctions contradictoires sur les tenues vestimentaires ne cessent de s’amplifier. À l’école, à l’université, au travail, dans tous les aspects de leur vie quotidienne, les femmes et les filles subissent des propos sexistes culpabilisants véhiculés par une société restée patriarcale. Les vêtements portés par les filles et les femmes ne correspondent jamais à la norme : trop longs, trop courts, trop enveloppants, trop décolletés… La volonté de contrôler le corps des femmes est une constante qui se manifeste aussi sur leur tenue par des sommations : « couvrez-vous » ou « découvrez-vous ».