SÉCURITÉ ET SANTÉ DES PERSONNELS

MASQUES

Exigeons de notre employeur une amélioration des conditions de travail

 

Dès la reprise en présentiel, la CGT Éduc’action a exigé du ministère qu’il garantisse la santé et la sécurité des personnels en leur fournissant toutes les protections nécessaires. Le masque fait partie du protocole réglementaire. Il occupe désormais le quotidien des personnels et des élèves. Depuis la rentrée, les personnels sont confrontés à son port prolongé et parfois inconfortable comme c’est le cas de certain·es AESH qui peuvent accompagner un enfant 6h de rang sans pause.

 

 

Nouvelles mesures sanitaires à l’École :


nouveau symbole de l’impréparation du ministère

 

Le ministère de l’Éducation nationale annonce que les modalités de gestion de la crise sanitaire vont être modifiées à compter du 22 septembre sur la base des nouvelles recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP).

Si le ministère ne change pas le protocole établi avant la rentrée, il modifie très sensiblement la définition des cas contacts et de leur traçage, les modalités d’isolement des élèves-personnels et la fermeture des classes. Désormais, sans toucher aux recommandations sur les gestes barrières et autres précautions d’hygiène à suivre, le ministère estime que les personnels et les élèves de moins de 11 ans en contact avec un cas Covid confirmé ne sont plus systématiquement "cas contacts" et peuvent donc continuer à venir à l'école. Dans ces conditions, le traçage des cas ne sera effectué que, si et seulement si, l’adulte encadrant était en interaction rapprochée/fréquente avec l’enfant et ne portait pas de masque grand public de catégorie 1 ou de masque à usage médical, mais aussi si 3 enfants de fratries différentes sont positifs dans la même classe.

 

 

Stop au sexisme à l’École !

 

Des collégiennes et des lycéennes ont pris l’initiative de dénoncer une interprétation sexiste des règlements intérieurs d’établissement notamment à travers la mention « tenue correcte exigée ».

En lançant sur les réseaux sociaux un mouvement tel que #lundi14septembre, elles entendent revendiquer leur droit de s’habiller comme elles le souhaitent, alors que plusieurs d’entre elles ont pu avoir droit à des remarques sexistes allant jusqu’à l’interdiction d’entrer dans leur établissement.

 

 

 

Rentrée et épidémie: c’est toujours « débrouillez-vous ! »

 

Jean-Michel Blanquer gère cette rentrée comme il a géré le déconfinement en mai, en laissant les personnels se débrouiller seuls pour appliquer des consignes sanitaires incohérentes. D’un protocole inapplicable pour une reprise en masse en mai, nous sommes passé·es à un protocole quasiment vide, agrémenté de « recommandations » livrées au compte-gouttes et au dernier moment.

Ces recommandations, « qui dépendent de la circulation du virus », sont, qui plus est, non contraignantes et nécessitent plus d’encadrement et de locaux sans les moyens budgétaires qui le permettent.

Ainsi, les personnels sont renvoyés à leur responsabilité pour la gestion de la cantine, de l’EPS, des cas de covid ou des cas contacts…

 

 

Au patronat les milliards, aux lycées pro les miettes !

 

Alors que la situation sanitaire que nous traversons depuis le printemps a démontré combien le public de l’enseignement professionnel était fragile et avait besoin de soutien, l’intersyndicale nationale a exigé du ministre qu’il mette en place un plan d’urgence pour la voie professionnelle avec la nécessité de revoir, par exemple, les effectifs par classe, les grilles horaires en renforçant les enseignements disciplinaires ou l’allégement des programmes.

Force est de constater que le gouvernement n’a absolument pas pris en compte nos demandes et que ses choix renforcent aujourd’hui le tri et la sélection. Même ses mesures largement vantées dans la presse ne sont pas à la hauteur de la situation et sont source de disparités territoriales car inégalement réparties géographiquement. En effet, les dotations en heures supplémentaires attribuées en urgence ne permettront pas de remédier aux difficultés accumulées par les élèves depuis le mois de mars.